Reconversion technicienne CVC : « À 45 ans, je suis en train de relever un défi ! »

Secrétaire médicale pendant quinze ans, Cécile a tout recommencé grâce au dispositif POE. Aujourd’hui technicienne CVC chauffage-ventilation-climatisation en alternance, elle revient sur son parcours.

Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Je m’appelle Cécile Jamin, j’ai 45 ans, et je travaille en région Auvergne-Rhône-Alpes, chez Veolia, en tant que technicienne CVC.

Qu’est-ce qui vous a poussée à changer de métier ?

J’ai été secrétaire médicale pendant quinze ans. Mais la société a évolué, les exigences aussi, et je ne m’y retrouvais plus. Après un burn out, j’ai eu envie d’autre chose : un métier plus physique, de terrain, en équipe, avec une vraie dimension technique où l’on se sent utile.

Comment avez-vous découvert les métiers du CVC ?

Je ne les connaissais pas du tout, je n’avais jamais approché ce secteur. C’est un ami qui travaillait dans la maintenance qui m’en a parlé. Et puis j’ai reçu une notification de France Travail. Le matin, j’assistais à une réunion d’information sur la POE (Préparation Opérationnelle à l’Emploi Individuelle) ; l’après-midi même, je déposais mon dossier. J’ai envoyé une dizaine de mails, j’ai eu trois retours. En un mois, j’avais trouvé mon entreprise d’accueil !

Depuis quand exercez-vous ce nouveau métier ?

Depuis le 15 septembre, je suis en alternance chez Veolia : trois semaines en entreprise, une semaine en formation.

Comment s’est passée la formation ?

La formation a été exigeante, intense et il a fallu être autonome, mais cela m’a permis de développer ma capacité à apprendre sur le terrain.

Qu’est-ce qui vous a aidée à tenir ?

Les techniciens de Veolia, j’ai la chance de travailler avec deux d’entre eux, très pédagogues, qui prennent le temps de me poser des questions, de m’expliquer et ainsi me faire progresser.

Qu’est-ce qui vous plaît le plus dans ce métier au quotidien ?

Aucune journée ne se ressemble. J’aime la diversité des actions, le diagnostic des différentes problématiques…

Y a-t-il des choses que vous n’aviez pas anticipées ?

J’ai découvert qu’il fallait souvent savoir s’adapter aux imprévus du terrain et trouver rapidement des solutions. C’est un aspect du métier que j’apprécie aujourd’hui.

Comment vous projetez-vous dans 5 ans ?

J’aimerai poursuivre mon évolution au sein d’une entreprise, me spécialiser, pourquoi pas… mais pas tout de suite. Pour l’instant, je me concentre sur la suite de ma formation.

Que diriez-vous à un jeune qui hésite à se lancer dans ces métiers ?

Qu’on bouge beaucoup, qu’on fait du diagnostic, que c’est intéressant. Qu’on avance avec les évolutions technologiques et qu’on participe à ce développement. Qu’on est utile à quelque chose, et que c’est bon pour l’environnement.

Un dernier message ?

N’ayez pas peur d’essayer.